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Des élèves de deuxième secondaire réfléchissent à la liberté d’expression

Publié le 10 mai 2021

Un groupe d’élèves de deuxième secondaire de l’école de l’Érablière à Saint-Félix-de-Valois a pu développer davantage son sens critique en plus de s’ouvrir au monde francophone, récemment, en prenant part à plusieurs échanges allumés sur le thème de la liberté d’expression.

Le projet, orchestré par leur enseignante d’Éthique et culture religieuse (ECR), Julie Pellerin, en collaboration avec une stagiaire en enseignement et une conseillère pédagogique, visait un partage de points de vue avec un groupe de lycéens d’établissements français. Dans le cadre de leurs rencontre virtuelles, les jeunes se sont intéressés au concept de la liberté d’expression, qui tend à évoluer depuis qu’un nombre important des interactions humaines se passe désormais derrière un écran.

La première séance, portant sur la liberté, ses limites et l’importance de parler, a permis aux jeunes d’identifier les limites extérieures à la liberté, telles que le jugement des autres, la censure, l’autorité, la famille, l’opinion majoritaire, la peur des conséquences, le racisme, le sexisme, l’homophobie et les règles strictes des religions, entre autres. De plus, elles et ils ont pris conscience de l’importance du principe de liberté d’expression qui permet notamment d’influencer, de s’exprimer sur des lois, d’exprimer la diversité, de partager des émotions, d’apprendre et de provoquer des changements.

Un groupe d’élèves de secondaire 2 à l’école de l’Érablière de Saint-Félix-de-Valois en communication avec des invités de France et du Québec dans le cadre du projet PhiloJeunes.

La liberté d’expression sur Internet

Lors de la deuxième séance, les discussions ont tourné plus spécifiquement autour du thème de la liberté d’expression sur Internet. Les élèves ont partagé le fruit de leur réflexion sur l’incidence de la virtualité sur la liberté. Elles et ils ont constaté que derrière un écran, il est peut-être plus facile d’insulter les gens; que l’anonymat peut donner plus de confiance, d’audace et de courage, mais peut également augmenter le niveau de violence des propos ou des actions (commentaires haineux, insultes, envoyer des photos sans que la personne ait donné son consentement, etc.). Néanmoins, l’accès aux communications numériques, entre autres avec l’avènement des réseaux sociaux, a permis une plus grande ouverture sur le monde en facilitant les contacts entre amis et avec des personnes partout dans le monde.

La liberté, les droits et les lois

Enfin, lors de la troisième séance, les élèves se sont intéressés à l’aspect légal de la liberté d’expression. Leur réflexion autour des valeurs les plus importantes pour les membres de leur groupe, en considérant les enjeux propres aux interactions virtuelles et au monde contemporain les ont amenés à reconnaitre l’importance d’un cadre législatif entourant la liberté d’expression et identifiant les limites acceptables de celle-ci. Il a notamment été mentionné que « toute image ou représentation d’une personne ne devrait pas être utilisée, partagée, imprimée ou utilisée en public sans son consentement. »

Sommes toutes, les élèves de l’Érablière ont constaté la ressemblance entre les opinions des jeunes de 14 à 16 ans sur la question de la liberté d’expression, que ceux-ci soient au Québec ou en France.

Un projet PhiloJeunes

Ce projet s’inscrit dans l’initiative provinciale « PhiloJeunes » soutenue par le Gouvernement du Québec, et favorisant le développement de la pensée critique chez les jeunes et l’éducation à la citoyenneté. Par ailleurs, le Centre International PhiloJeunes développe et implante le projet PhiloJeunes (éducation aux valeurs démocratiques et civiques avec le dialogue philosophique pour les jeunes du primaire et du secondaire) en partenariat avec des institutions scolaires au Québec et en France.

Source: Service des communications sg@cssamares.qc.ca